mercredi 28 août 2013

Challenge 1% Rentrée Littéraire

Je détiens déjà un autre blog sur un sujet qui me passionne: le thé. Il ne m'était pas venu à l'idée de lancer un autre blog avant de découvrir le Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013 proposé sur le blog Délivrer des livres. 

J'aime beaucoup lire même si je m'adonne beaucoup moins à cette activité qu'avant. Je me suis donc dit que participer à ce challenge pourrait m'aider à reprendre mes bonnes habitudes. Ce challenge consiste en la lecture d'au moins 1% des livres de la rentrée littéraire 2013, soit 6 livres. Pour cela, vous avez jusqu'au 31 juillet 2014 ce qui, vous en conviendrez, est plus que réalisable. 

Pour participer à ce challenge, il faut respecter quelques règles comme faire une chronique des livres lus sur un blog personnel ou sur celui de Délivrer des livres. Vous connaissez donc maintenant la raison de la création de ce blog. Evidemment, en plus des livres lus dans ce cadre, je vous présenterai mes autres lectures. 

Enfin, pour plus de clarté, à chaque fois qu'un des livres présentés fera partie du challenge 1%, vous trouverez ce logo: 



mardi 27 août 2013

La communauté du Sud, Tome 12 : Mort sans retour




Auteur: Charlaine Harris

Résumé:

Le Roi des vampires de Louisiane, Felipe de Castro, est à Bon Temps. Alors qu’il boit un verre avec Sookie et ses acolytes, le cadavre d’une jeune femme – dont Éric vient de boire le sang pour se nourrir – apparaît dans le jardin de ce dernier. Sookie et Bill sont chargés de résoudre le meurtre. Mais la victime a une ennemie bien décidée à faire vivre un enfer à Sookie. 

J'ai commencé à lire la série La communauté du Sud bien avant que la série True Blood, qui en est inspirée, ne connaisse son succès actuel. Les premiers tomes m'ont beaucoup plu grâce à leur rythme effréné, les nombreuses intrigues et les dénouements toujours bien réfléchis de Charlaine Harris. 

Néanmoins, cette série a connu un essoufflement avec le tome précédent qui était mortellement ennuyeux; ironie du sort si on considère que l'auteur y parle de vampires. Ce douzième tome n'est pas aussi soporifique que le précédent mais il a souffert à de nombreuses reprises du même problème de "remplissage". 

De nombreux passages laissent à penser que l'auteur cherche juste à meubler l'histoire comme le feraient des banalités sur la météo lors d'une conversation avec des inconnus. J'aurais nettement préféré que Mme Harris se creuse les méninges pour nous offrir de réelles intrigues plutôt qu'une version littéraire de Loft Story (ma seule référence en matière de Télé-réalité). 

Je ne vous citerai qu'un petit extrait de la vie passionnante de Sookie car il résume parfaitement la vacuité de certains passages: 

"J'ai pris mon repas du soir, regardé la télévision et lu un de mes nouveaux livres empruntés à la bibliothèque".

J'espère sincèrement que pour le treizième tome, l'auteur se décidera enfin à nous écrire une histoire digne des premiers tomes et de son lectorat. 

jeudi 22 août 2013

De Capes et de Crocs: Alain Ayroles, Jean-Luc Masbou

C'est lors d'un passage en bibliothèque que j'ai découvert fortuitement De Capes et de Crocs. Attirée par les dessins et l'utilisation d'animaux en tant que personnages principaux, j'ai embarqué le premier tome qui fut très rapidement suivi par les neuf suivants.




Auteurs:  Alain Ayroles (Scénario), Jean-Luc Masbou (Dessinateur)
Editeur: Delcourt

Mot de l'éditeur du tome 1:

A bord d'un vaisseau turc, un coffre. Dans le coffre, un écrin, dans l'écrin, une bouteille, dans la bouteille, une carte et sur cette carte... l'emplacement du fabuleux trésor des îles Tangerines !... Il n'en faut pas plus à deux fiers gentilshommes fin bretteurs, batailleurs et rimailleurs, pour se jeter dans une aventure qui, de geôles en galères, les mènera jusqu'aux confins du monde. 


Il serait peu opportun de se laisser abuser par la couverture: cette série n'est pas destinée seulement aux enfants mais elle s'adresse à tout le monde, chaque public pouvant y découvrir des choses différentes. Les enfants pourront s'émerveiller devant les très belles illustrations, être captivés par une aventure épique et apprécier de passer des moments auprès de nos héros aux caractères diamétralement opposés mais tous deux attachants. 

Les adultes pourront, en plus de tout cela, découvrir la maîtrise de la langue française des auteurs. Les textes sont d'une très grande richesse ce qui pour moi est loin d'être la qualité première de nombreuses BD. J'ai également adoré les allusions littéraires disséminées un peu partout dans les 10 tomes, la plus évidente étant celle aux fables de La Fontaine. J'y suis particulièrement sensible puisque pendant des années, durant mon enfance, mon père m'en lisait régulièrement une le soir avant l'extinction des feux. Et bien sûr, cette série ravira tous les amateurs de romans de cape et d'épée.

Je n'achète pas souvent de BD par manque de place et de budget mais il est certain que De Capes et De Crocs fait partie des séries que j'achèterai les yeux fermés et que, chose très rare pour moi, je relirai avec toujours autant de plaisir. D'ailleurs, la richesse des textes et les différentes allusions littéraires me laissent penser que De Capes et De Crocs fait partie de ces œuvres qu'il faut relire de nombreuses fois afin d'en saisir toutes les subtilités.

Il existe différentes éditions de cette BD mais c'est ce coffret qui réunit les 10 tomes en 5 volumes qui a mes faveurs.


vendredi 16 août 2013

Et si on dansait? Erik Orsenna





Auteur Erik Orsenna
Edition: Stock
Prix: 14,50 euros


Présentation de l'éditeur:

Après La grammaire est une chanson douce, après Les Chevaliers du Subjonctif, après La révolte des accents, Erik Orsenna poursuit les aventures grammaticales de son héroïne Jeanne et de son frère Tom. Ou comment vont-ils découvrir cette fois l’art de ponctuer leur vie…
Jeanne a seize ans désormais. Depuis les débuts de son exploration de la grammaire, elle a grandi et s’est enhardie. Elle est aujourd’hui à la tête d’un commerce illicite : elle rédige et monnaye les devoirs des élèves de l’île. De fil en aiguille, elle va devenir le nègre des hommes politiques et rédiger leurs discours. C’est à cette occasion, l’élargissement de sa clientèle au monde politique, que l’importance de la ponctuation lui saute aux yeux, ou plutôt aux oreilles. Avec l’aide de Tom, son frère musicien, elle apprend les bases de la musique et du rythme pour parfaire les discours qu’elle écrit. Car qu’est-ce qu’un discours sinon une sorte de chanson où la musique, le ton, le rythme jouent un rôle aussi grand que les paroles ?
Jeanne va trouver à cette recherche un intérêt tout particulier. Car elle est tombée amoureuse. Et la ponctuation n’a-t-elle pas été inventée pour exprimer les sentiments, marquer le rythme du cœur, noter les nuances affectives ?
Alors comment ponctuer un texte ? Comment animer sa vie ? Et si, au lieu de la subir, on la dansait ?

AVIS:

J'ai d'abord pris ce livre, lors d'un passage éclair en bibliothèque, pour sa couverture au charme suranné en me disant que de toute manière, vu sa longueur, en moins d'une heure, je l'aurai parcouru.

Sur ce point, j'avais raison : en 50 minutes, j'en avais fini sa lecture. De manière générale, je ne lis pas de livre court car je suis souvent frustrée avec la nette sensation que l'auteur aurait pu en dire plus, prolonger ses développements. Avec ce livre d'Erik Orsenna, point de frustration ! L'auteur a choisi le format idéal rendant la lecture de son œuvre rythmée, rapide et agréable. On se laisse emporter par l'histoire comme on le serait pas une danse.

Et si on dansait est la suite d'autres aventures grammaticales (La grammaire est une chanson douce, Les chevaliers du subjonctif...) que je n'avais pas lues. Cela ne gêne en point la compréhension de ce livre mais je ne peux que vous conseiller de respecter l'ordre de sortie des tomes. L'auteur y fait parfois référence sans oublier qu'en les lisant d'abord, vous aurez le loisir de découvrir l'évolution des héros, Jeanne et Tom.

J'ai adoré la manière dont l'auteur évoque les mots qui finissent par prendre vie devant nos yeux, ils sont des personnages à part entière. Néanmoins, je m'attendais à ce que la ponctuation soit plus évoquée. Elle l'est, bien sûr, mais j'ai plus eu le sentiment qu'elle venait illustrer l'histoire alors que je m'attendais à ce que ce soit l'inverse, que l'histoire soit au service de la ponctuation.

Notez aussi que le livre est agrémenté de quelques illustrations qui n'en rendent que sa lecture plus agréable.

Citation :

« J'ai clarifié mes développements (jamais plus d'une idée à la fois ).
J'ai traqué les hiatus, ces inélégantes rencontres entre deux voyelles.
Surtout, j'ai lutté, je vous jure, lutté de toutes mes forces contre mon défaut majeure que vous avez déjà, oh ma honte ! remarqué : ma passion pour les parenthèses. »

J'ai adoré ce passage qui synthétise en quelques mots les commentaires de mes professeurs de français et qui me permet de m'identifier totalement à Jeanne et son amour pour les parenthèses. C'est une des forces du livre, en évoquant les maladresses de la ponctuation que chacun commet, tout le monde peut s'y retrouver et s'identifier à nos héros. Durant mes études, j'aurais incontestablement apprécié d'avoir un tel livre en plus de mes manuels scolaires qui, reconnaissons-le, étaient bien moins ludiques et bien plus rébarbatifs. 




vendredi 2 août 2013

Les Attaques de la boulangerie, Haruki Murakami


Les attaques de la boulangerie




Auteur: Haruki Murakami
Illustratrice: Kat Menschik

Résumé :

Japon, de nos jours. Un couple, l’un et l’autre ont faim. Comme il n’y a plus rien à manger dans l’appartement, l’homme raconte à son épouse comment lui et des amis, il y a plusieurs années de cela, ont braqué une boulangerie pour voler tous les petits pains. L’idée séduit la femme mais il est tard, les boulangeries sont fermées, les pains ne sont pas cuits. Qu’à cela ne tienne, un McDonald’s est sur leur chemin…

Avis :

Livre choisi par curiosité n'ayant pas l'habitude de lire des auteurs japonais ni même des nouvelles d'ailleurs. Le résumé de l'éditeur m'avait laissé craindre deux nouvelles à la compréhension difficile et cela n'a pas raté.

J'ai bien sûr compris le sens des mots, les deux histoires mais à la dernière page, j'ai eu le sentiment de ne pas avoir saisi là où l'auteur a voulu nous emmener. Une deuxième lecture où je m'affranchirai des mots pour y trouver un autre sens est sûrement nécessaire mais je n'en ai pas vraiment le courage ni l'envie.

Si vous êtes curieux, vous pouvez toujours vous lancer car en moins d'une heure vous aurez terminé ce petit ovni littéraire. En outre, vous aurez ainsi tout le loisir d'admirer les très belles illustrations de Kat Menschik qui donne une dimension presque onirique à ces deux nouvelles.